Au bord de l’inconnu

Emanessence de l’âme perdue par les pensées obscures, noircie au charbon égotiste.

Savoir relire le présent par les fluides incorporels de nos sens, ici, maintenant…

Savoir de ne rien savoir, pas même qui l’on est, se perdre pour mieux retrouver ce que l’on ne peut nommer.

« Danger ! » crie la pensée se raccrochant à son petit vécu et persuadée de la réalité de son illusion.

Lutter, toujours lutter, résister encore et encore, épuisant l’énergie du cœur, fatigué de ces répétitions.

Des mots qui se lassent de reprendre le flambeau à peine l’esprit assoupi.

Puis la conscience voit, révélant au cerveau son incroyable microcosme limité, baigné dans l’univers.

Au bord du vide où le chemin se termine, plus de trace, de limite et de bordure, juste l’infini…

Le cœur s’ouvre pour humer le parfum de l’amour, tel l’air enveloppant la planète d’un manteau bienveillant.

Que les forces invisibles soient louées d’embaumer les êtres d’effluves équanimes même lorsqu’ils ferment leurs écluses…
dans-l-abandon

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